La Lutte contre le Frelon Asiatique

La carte des pièges et des prises de frelons asiatiques à Ste Sève

Vous pouvez consulter la carte ici

Vous pouvez signaler à la Mairie le nombre et la date de vos prises :
sainte-seve-mairie@wanadoo.fr
Depuis sa découverte en France en 2004, le frelon asiatique, Vespa Velutina Nigrithorax, s’est largement répandu à l’ensemble du territoire. Le territoire de la commune n’est pas épargné par l’attaque de frelons asiatiques. Comme chacun le sait, nous avons vécu un drame puisque Roger Guillou a été la victime d’une attaque de frelons asiatiques. Ce décès nous a fait prendre conscience de la dangerosité de ce nuisible venu d’Asie.

Il est donc devenu urgent d’organiser la lutte contre ce nuisible et limiter sa prolifération autant que possible.

La municipalité a organisé, le 18 novembre 2015, une conférence de présentation du frelon asiatique. Animée par Denis Jaffré, administrateur de l’Association Action Anti Frelon Asiatique (AAAFA) elle s’adressait aux 28 communes de Morlaix Communauté et aux Apiculteurs du Pays de Morlaix. Un représentant de Morlaix Communauté était présent.
Nous avons souhaité planifier la lutte à l’échelle communautaire et examiner les financements possibles consacrés à la destruction des nids.
Denis Jaffré a tout d’abord rappelé l’origine et les causes de l’invasion du frelon asiatique, puis il décrit le cycle biologique de cet hyménoptère.
« En février-mars, c’est la fin de l’hibernation. Les reines fondatrices commencent un nouveau nid. Elles pondent et veillent leurs premières larves qui deviennent des ouvrières et qui ensuite développent le nid. En mai, les premières ouvrières s’activent à développer le nid. En juillet, c’est l’apogée jusqu’en septembre/octobre où les reines et les mâles quittent le nid, celui-ci s’éteignant dans les semaines suivantes. A l’automne, lorsque reines et mâles quittent le nid, les reines, fécondées, partent hiberner. Les mâles ne reviendront pas, car ne survivront pas à l’hiver. Au printemps suivant, les reines construisent un nouveau nid et reproduisent le cycle. »

Il apparaît très clairement que dès février nous devrons commencer le piégeage des reines fondatrices puis leur destruction. Moins il y aura de fondatrices, moins il y aura de nids.

Dès à présent, la municipalité travaille avec les apiculteurs locaux pour organiser la lutte et engager des actions de piégeage sélectif qui épargnent les pollinisateurs (abeilles, bourdons…).
Les particuliers pourront, si ils le souhaitent, poser des pièges sélectifs en s’inspirant des modèles proposés ci-dessous.

Le piège le plus simple à réaliser…

A un tiers du haut de la bouteille, tailler une croix de 2 cm à l’aide d’un cutter, repousser les pointes vers l’intérieur de la bouteille (sans les plaquer contre la paroi interne) et ajouter 1 cm de bière (l’alcool repousse les abeilles et bourdons) et 1 cm de sirop de fraise qui attire les frelons (sucre et odeur).
Le mélange sera à renouveler tous les 5 jours environ.
Accrocher le piège en plein soleil pour favoriser l’évaporation et  attirer les frelons.
Pour vider la bouteille, il suffit de dévisser le bouchon. Puis, on peut la remplir à nouveau.













Dans tous les cas, il sera utile de signaler les captures en appelant ou écrivant un mail à la Mairie qui établira avec Morlaix Communauté un recensement territorial.

Description du frelon asiatique

La tête est orange avec un  front noir. Le thorax est entièrement brun noir. L’abdomen est composé de segments abdominaux bruns bordés d’une fine bande jaune avec un seul segment jaune orangé. Les pattes sont jaunes à leur extrémité.

Article de Wikipédia : https://fr.wikipedia.org/wiki/Vespa_velutina

Le cycle biologique du frelon asiatique

Le nid

Denis Jaffrré : « le frelon asiatique est dangereux. Il attaque en nombre et sans relâche tant que le nid est menacé, contrairement au frelon européen qui est beaucoup moins téméraire et beaucoup moins agressif ».
Vespa Velutina nidifie préférentiellement dans les arbres à des hauteurs difficiles à atteindre sans nacelle ou perche télescopique ! Les nids sont construits à partir d’écorce et de feuilles d’arbres que les frelons malaxent pour obtenir une sorte de pâte à papier. Chaque année, on retrouve aussi de nombreux nids primaires sous des toitures, des bâtiments ouverts (garages, terrasses…) ou dans des haies.

Attention !

Plus le nid est gros, plus les spectateurs éventuels doivent se tenir à distance (15 mètres minimum et le double de la hauteur pour les gros nids perchés hauts).

Un nid de frelon asiatique à basse altitude représente un réel et grave danger pour les enfants en premier lieu, mais aussi pour les inconscients ou tout simplement pour ceux qui ne savent pas ce que c’est !

Attention donc lors de la taille des haies ou lors de l’ouverture des abris de jardin restés fermés tout l’hiver.

Ils peuvent construire leur nid n’importe où, dès que l’endroit leur convient (regard d’eau, composteur, …).
En cas de découverte d’un nid, le SDIS du Finistère (coordonnées en bas de la page) conseille : « En l’absence de danger, la destruction des nids d’hyménoptères chez les particuliers est prise en charge par différents organismes autres que le Service Départemental d’Incendie et de Secours. En cas de carence d’entreprise privée, (la liste de ces entreprises est consultable dans la rubrique « désinfection-désinsectisation » des annuaires), l’intervention pour la destruction d’un nid d’hyménoptères sera facturée 170 € au titre de la participation aux frais engagés par le SDIS 29.

Pour en savoir plus sur le Frelon asiatique :

Site INRA :
https://www.inrae.fr/actualites/agiir-contre-insectes-invasifs-appli-science-participative
https://www.inrae.fr/actualites/traquer-retour-au-nid-frelons-asiatiques-piste-prometteuse-lutte-contre-ces-dangereux-predateurs-dabeilles

Site AAAFA (Association Action Anti Frelon Asiatique)
http://anti-frelon-asiatique.com

France Frelons Asiatiques
http://frelons-asiatiques.fr/index.htm

Service Départemental d’Incendie et de Secours du Finistère
http://www.sdis29.fr/a-la-une/683-destruction-des-nids-d-hymenopteres-qui-contacter-2.html